Du fil à retordre ...

Mes projets couture, tricot, brico, ... ou comment utiliser ses p'tites mains pour reposer sa p'tite tête.

21 mai 2006

Je me suis longtemps demandé ...

pourquoi j'avais choisi allemand en seconde langue, au collège. Si j'en reviens à cette fin de 5ème où le choix s'est effectué, je dirais : j'ai choisi l'allemand pour ne pas faire espagnol, comme tout le monde. Et grec parce qu'il était plus courant de prendre latin. Après, j'ai fait du russe, du hindi, de l'hébreu ... Pour ne pas faire comme tout le monde, quoi !
Mais finalement, ado et jeune adulte, je n'aimais ni l'Allemagne, ni les Allemands. Trop lu sur notre histoire commune, trop rêvé sur la Résistance, trop haï la dérive nazie ... J'avais du mal à admettre que les Allemands d'aujourd'hui étaient fondamentalement différents de leurs aînés. Les ados allemands, en plus, m'apparaissaient comme des êtres frustes, très portés sur l'alcool et la drague, peu sur la réflexion (étions-nous vraiment différents, alcool mis à part ?). Il a fallu, je crois, que je me passionne pour l'écologie et les modes de vie écobien pour porter un autre regard sur l'Allemagne. Après tout, où trouver des couches lavables sur ebay, il y a deux ans ? sur le site allemand, bien sûr. Idem pour les écharpes de portage ... Il a bien fallu que je me remette un peu au "teuton".
Et au fil du temps, j'ai fait mon petit chemin d'amitié franco-allemande personnelle, grâce à Farbenmix, aux marchés de Noël, aux tissus Hilco, et à Ottobre d'avant 2003 (traduc allemande obligatoire pour moi, parce que le finnois, le néerlandais, le suédois, ben ... pas testé) ... Alors voilà, je voulais dire aux Allemands francophiles qui arriveraient par ici par hasard : moi aussi, je vous aime ! Et je défendrai votre langue dans nos écoles, parce que rien ne vaut la diversité !

deutschland_frankreich

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20 avril 2006

On parle de nous ...

Voici un article copié-collé ...

Mode de vie
Blogs et travaux
Elles ont la trentaine, sont femmes au foyer par choix et habiles de leurs dix doigts. Sur leurs blogs très courus défilent robes cousues main et recettes de tarte aux pralines. Mais les chroniques de ces «desperate housewives» françaises se révèlent autant un exercice valorisant qu'un exutoire contre l'ennui.
par Julie LASTERADE

Elles croyaient que les blogs, «c'était réservé aux ados boutonneux en mal d'amour» (Nathalie, Innamorata), «aux timides, à celles qui ont du mal à aller vers les autres» (Marie, Marie&co). Ou encore «aux filles qui n'ont rien à foutre» (Marie toujours). Et puis, elles ont fini par aller y voir de plus près. «Et là, j'ai eu l'impression d'ouvrir la boîte de Pandore» (Nathalie). En général, elles s'y mettent pendant la sieste des enfants et parfois même la nuit quand leur cadre de mari s'est endormi. Elles s'installent devant l'écran pour cinq minutes, et finissent par y rester beaucoup plus longtemps.

Toutes ont la trentaine, au moins deux enfants, un ordinateur, pas ou plus de travail et des doigts de fée. «Ça m'a pris un matin, raconte Marie. Le soir c'était fait. Après je me suis dit "merde".» Le site Marie&co était né. C'était il y a quelques jours. Au menu : photos de petites robes cousues main, tricots, réflexions en tout genre d'une jeune mère de famille exilée «au fin fond de la Franche-Comté». «Ça va me servir de carnet de recettes pour mes copines aussi, continue-t-elle. Au lieu de m'appeler pour savoir comment faire le poulet aux morilles ou le gâteau au chocolat, elles pourront consulter mon blog. Et puis ca peut servir à d'autres.» Fred (On va voir si je m'y tiens) a créé le sien au début de l'été dernier lorsque son mari a été muté à Chartres et qu'elle s'est retrouvée en congé parental à la maison. «Au début, c'était pour les copains et la famille. Pour qu'ils voient nos enfants, notre nouvel appart.» Mais «je n'ai pas pu m'empêcher de parler de ma collection de tissus Liberty». Neuf mois plus tard, son blog enregistre 4 000 pages vues par jour. Et toujours les mêmes commentaires admiratifs de ses visiteurs. Il y a aussi celui très pratique de Clairette, «trucs et astuces d'une maman de trois enfants». Qui explique comment «nettoyer les WC avec du bicarbonate, de l'eau vinaigrée bouillante et quelques gouttes d'huile essentielle de tea tree».

Comme un album. Fred, l'une des plus douées de toutes d'après ces cyberfemmes au foyer, visite chaque jour une cinquantaine de blogs comme le sien. «Une fois qu'on met le pied dedans, c'est dingue. Je n'arrive pas à suivre.» Elle se sent suffisamment créative pour ne pas y chercher d'idées de patrons de vêtements pour enfants, mais «je suis une curieuse. Et puis on s'attache aux autres blogs, c'est comme si on feuilletait l'album photo de copine. On se dit : "Tiens, sa fille a grandi"». Anne (son prénom a été changé), trois cents visiteurs quotidiens, y passe entre une et deux heures chaque jour. Pour voir ce qu'ont fait les autres de leurs dix doigts. «Ça paraît idiot, reconnaît-elle. Dans le fond, on s'en fiche de ce qu'elles font, sauf que ce qu'elles cousent, c'est vachement mignon. On se dit qu'on pourrait en faire autant.» Et finalement, toutes en font autant.

Leurs enfants s'appellent plutôt Emile, Zoé ou Arthur que Cynthia, Kevin ou Mohamed. Sur leurs sites, les photos des enfants, les petites blouses en Liberty se suivent et se ressemblent, les cadres en bois, les étagères en pin relookées aussi. A les lire, à regarder leurs photos sur l'écran, leur quotidien semble plein de petites fleurs, de goûters chocolatés, de partage, d'enfants épanouis et tellement adorables. «Pour certaines, c'est très important de montrer ce qu'elles font, lâche Marie. C'est comme une caresse à l'ego. Je donne peut-être aussi cette impression d'ailleurs. Ce côté "regardez-moi, j'ai fait ça" et les autres qui lui répondent "whaoouuuu" me gêne.» Elle aimerait «bien que ce soit moins nombriliste». Mettre des liens vers les sites d'Amnesty International ou de telle ou telle pétition. Si parfois, les conversations de blogs virent au crêpage de chignons, sur le thème : «Tu as copié le modèle de blouse que j'ai inventé.» «Elles trouvent là une valorisation qu'elles n'avaient pas dans le monde du travail», analyse Dominique Maison, sociologue et auteure d'une thèse à paraître sur les femmes au foyer. Toutes confirment. «J'ai toujours aimé coudre, j'aime montrer ce que je fais et avoir des retours positifs», explique Fred. Une autre blogueuse, mère au foyer et de sept enfants, pensait qu'elle «n'intéressait personne». Avec son blog, elle a «repris confiance. Après tout c'est pas si nul ce que je fais». Nathalie d'Innamorata avait aussi «besoin d'être rassurée» sur son «petit bricolage pas terrible». Mais deux mille pages vues par jour sur son site quelques mois plus tard, «ça assoit la confiance» aussi, raconte-t-elle. «Finalement, on est axé sur son nombril et il y a des gens que cela intéresse.»

«Visibilité». Des femmes qui leur ressemblent pour la plupart. Des femmes au foyer, des FAF, comme elles disent. Qui, en général, détestent ce terme et qui surtout, finalement, souffrent du regard des autres. Anne, ex-cadre à Paris, s'est retrouvée en province et à la maison. «On me dit : "Ah bon, tu travaillais ?" Je me sens dévalorisée. Ce n'est pas forcément évident d'être à la maison, de ne pas avoir de vie sociale. On est marginalisées parce qu'on ne travaille plus. Je ne suis pas une FAF en puissance, le quotidien m'emmerde.» Pourtant, beaucoup de ces jeunes femmes blogueuses à la maison ne participent pratiquement à aucune association en dehors de celles des parents d'élèves. Dominique Maison sent chez elles «une impression d'enfermement domestique. Elles semblent très tournées vers la famille, comme si elles avaient une mission à remplir». Même si bon nombre d'entre elles «ont été préparées à un autre destin», études, etc., cette situation à la maison résulte d'«un vrai choix de vie» (Marie). «Elles sont systématiquement renvoyées à un système de vie obsolète», ajoute la sociologue Dominique Maison. Alors, partager leur quotidien par blogs interposés avec des femmes qui leur ressemblent les aide à se «sentir moins seules. Ça m'apporte une visibilité» (Fred). «Je me suis rendu compte que je n'étais pas seule sur ma planète» (Nathalie, Innamorata). «Si je n'avais pas ces fenêtres ouvertes sur l'extérieur, je crois que je deviendrais très vite dépressive», avoue une autre.

Confidences. Les ouvrages de dame, les enfants, tout ça, «c'est une excuse», reconnaît Nathalie. Avec ces cybercopines, en privé «on parle aussi de choses plus intimes». Avenir professionnel, soucis conjugaux. En tous les cas, dans ces conversations, elles n'ont pas à justifier leur mode de vie. «Là, elles sont entre soi, elles n'ont pas à justifier la façon dont elles occupent leur temps, à défendre le bout de gras», observe Dominique Maison. Ces nouvelles jeunes femmes au foyer «sont en général très déstabilisées par le regard que l'on porte sur elles». Elles y retrouvent des arguments pour se prouver qu'elles ont eu raison de faire ce choix de vie. «Elles pourront alors se tourner de manière plus vindicative vers les autres», celles que la société appelle les «actives». «On aime toutes la même chose», confirme Fred. «Là, elles ne prennent pas le risque d'être en présence de femmes qui ne partagent pas les mêmes valeurs», traduit Dominique Maison. Elles «peuvent laisser tomber l'armure». «Ça sert à venir pleurer un bon coup quand on est désespérée», confie Fred.

Cybercopines. Anne dit que les blues de la FAF apparaissent en filigrane sur leurs blogs. Impossible pour la novice de repérer ces moments de bas. Journées galère, instants de solitude, enfants malades. C'est Listelle qui avoue sur son blog : «Le w.-e. dernier, beaucoup de moments seule avec les enfants... J'ai pris sur moi.» Fred ajoute : «Quand je dis que je viens de passer trois nuits blanches, que j'en ai marre qu'ils soient malades, j'ai des messages, je comprends que je ne suis pas la seule.»

 

Leur mari est toujours au courant. Certains sont fans et alimentent eux-mêmes le blog quand madame accouche. Mais, en général, ils ne voient «pas l'intérêt» si ce n'est celui de divertir leur femme. Mais les plus exclues de ces moments virtuels se sont les copines, celles qu'elles côtoient en chair et en os, ou bien la famille. Elles ne sont pas toujours dans la confidence. Marie pense que ses «soeurs se ficheraient [d'elle]» et que «les gens du village trouvent ça snob». Pour Marie, «c'est une partie de moi que je ne montre pas à tout le monde». Lorsqu'elle a été mise au courant, une de ces copines lui a reproché : «On voit bien que tu n'es pas au boulot tous les jours.» Fred ne le cache pas. D'ailleurs, toute sa famille est au courant. Sauf sa belle-mère. «Comme ça, si un jour elle me prend la tête, j'en fais un post sur mon blog.» Les cybercopines seront là pour comprendre. Mais aussi pour veiller. «Quand je n'alimente pas mon blog, je reçois des mails inquiets», continue Fred. On lui demande si elle est malade, ce qui ne va pas. Marie est tombée dans la marmite, mais elle n'exclut pas de fermer le sien un jour si elle se «rend compte que c'est la misère». Anne se demande aussi ce que le sien deviendra lorsqu'elle aura repris le boulot. Elle promet : «Le jour où j'en ai marre, j'arrête.» Toutes disent que le blog, «ce n'est pas une fin en soi». En fait, décrypte Fred, la plupart ont le même rêve. «Créer des e-boutiques pour vendre et vivre de leur création. Un jour.»


Moui, mouais, mof ...


D'abord, je ne suis pas une FAF ! je suis une famofoyé, moi mâdâme !!!! Bon, OK, j'ai la trentaine, 2 gosses à prénoms parisiens, un PACSounet cadre, je suis famofoyé par choix, bien que j'aie été programmée pour être une working-girl ... Mais ce n'est pas demain la veille que vous trouverez ici des recettes (ou alors, le 1er avril, et ne vous avisez pas de les tester, à moins d'en vouloir à mort à votre chère belle-mère !) . Par contre, pour les pétitions, il y a plus de chances. Mais pour cela, j'ai un autre blog. Parce que je ne suis pas qu'une famofoyé, moi mâdâme ! Nan mais ! Le blues de la famofoyé ? Drôle d'idée ! par contre, je connais bien le blues de la mèrdefamillequibossedehoréhalamaizon, et on ne me fera pas croire que c'est le nec plus ultra de la féminité moderne ...


Bon, mes gosses et mon zhomodernkihaidalamaizon m'attendent ...

Posté par juliemarmotte à 20:10 - blabla - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2006

Pour les agoraphobes ...

Ce blog étant plus visité que l'autre, je copie-colle un message qui nous concerne tous et toutes.

Les manifs dans la rue, ce n'est pas votre truc ? Qu'importe ... Cela va faire 4 ans qu'Ingrid Betancourt est retenue en otage par les FARC, et vous avez une occasion en or de lui manifester votre soutien sans attraper la crève sur le pavé mouillé (non, je n'ai pas dit "sans vous mouiller" !) :

eleccoupfrcolombie1ih

Si vous ne faites que cela, tant pis ... mais ce sera toujours ça de pris. Aujourd'hui, en plus d'Ingrid Betancourt, ce sont 3000 personnes qui sont otages en Colombie. Tous les soutiens sont nécessaires, même ceux qui peuvent vous sembler les plus minces, les plus modestes ...

Posté par juliemarmotte à 16:51 - blabla - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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